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Egl N Dame St Pierre les Eglises

 

Messe info

Communauté locale Chauvigny-Jardres

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Diocèse de Poitiers

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CARTOGRAPHIE 2018

Horaires et coordonnées

Secrétariat presbytère : 34 rue Faideau 86300 CHAUVIGNY

Mardi et Jeudi de 9 h à 12h et 14h30 18 h
Mercredi et Vendredi de 9h à 12 h

Tél. :  05.49.46.32.22

 

Délégué pastoral communauté Chauvigny-Jardres

Jean-François Garda-Flip

06.82.18.41.42

 

Nom des prêtres :

Père Fabien Zlatev   (Curé)

Père Marc-Arthur M’Bala (Prêtre coopérateur)

 

Décès :

Veuillez contacter votre société de Pompe Funèbre qui prendra en charge toute les démarches. Vous serez ensuite rappelé par un membre des équipes deuil afin de convenir d’un rendez vous.

 

460a

 

Construite au début du XIe siècle, par l'évêque de Poitiers, Isembert Ier, seigneur de Chauvigny, et placée sous le vocable du St-Sépulcre en référence au tombeau du Christ à Jérusalem, elle a été donnée au monastère St-Cyprien de Poitiers ainsi que quelques terres environnantes afin que les moines puissent y établir un prieuré et un bourg libre de droits (v.1020). A la fin du XIe siècle, l'église prieurale se voit attribuer le vocable de saint Just qui reste le seul en usage jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. En 1823, suite à une décision municipale, elle devient, en ville basse, la seule église paroissiale et prend alors le vocable de Notre-Dame.

Egl N Dame

 

 

Elle a subi plusieurs restaurations au XIXe siècle, localisées essentiellement sur la nef et la façade. À l'intérieur, le bras sud du transept conserve une belle fresque représentant la Chrétienté aidant le Christ à porter sa croix (fin XVe s.). Au-dessous se trouve une inscription rappelant certains travaux faits dans l'église par le prieur François Morin en 1504.

Un tableau du XVIIIe siècle, récemment restauré, représente le martyr de saint Léger. La croisée du transept et le chevet ont conservé un décor roman qui puise dans un répertoire ornemental très varié. Remarquez près du chœur deux chapiteaux remarquables représentant l'un, la tentation d'Adam et Eve et l'autre des griffons affrontés.

St Pierre les EglisesSituée à deux km au sud de la ville, tout près de la Vienne, l'église de Saint-Pierre-les-Églises se trouve au coeur d'un cimetière d'origine mérovingienne dont il subsiste quelques sarcophages. L'église elle-même est très ancienne comme en témoigne le petit appareil de tradition antique réemployé pour sa construction. La voie romaine qui reliait Lemonum (Poitiers) à Avaricum (Bourges) et franchissait ici la Vienne à gué avait favorisé le développement d'une petite agglomération abandonnée au cours du haut Moyen Âge.

L'église érigée dès l'époque carolingienne présente un plan simple avec une large nef charpentée sans division interne ouvrant à l'Est vers l'abside semi-circulaire qui abrite le sanctuaire. L'abside, voûtée au XIe siècle, possède un cycle de fresques évoquant des épisodes du Nouveau Testament : la Visitation, le Bain de l'enfant Jésus, la Chevauchée et l'Adoration des mages, la Crucifixion et le Combat entre l'archange Saint-Michel et la bête de l'Apocalypse.

intérieur st pierre les églises

Une étude a montré que la réalisation de l'œuvre avait eu lieu entre 780 et 980 (datation C14). Elle atteste, comme le suggéraient déjà le choix et le traitement des scènes ou la forme archaïque de quelques lettres, que cette fresque est l'une des plus anciennes conservées en Europe occidentale pour l'époque médiévale. La nef et la voûte de l'abside ont été repeinte en 1628, date mentionnée à deux endroits dans l'église.

exterieur-collegiale-toitureCette église fait l'objet d'une notice détaillée et abondamment illustrée dans les cahiers du Pays Chauvinois n°5.

Son origine est mal connue. L'existence d'un chapitre de dix chanoines y est attestée dans le premier quart du XIe siècle. Il existait donc, à cette époque, un premier édifice, dont quelques pierres sculptées sont réemployées dans le chevet de l'église qui nous est parvenue. Celle-ci a été construite au XIIe siècle, en commençant par le choeur. Le clocher a été achevé au début du XIIIe siècle. Siège d'un archiprêtré sous l'Ancien Régime, Saint-Pierre reste celui du doyenné jusqu'au début de notre siècle; il est alors transféré à Notre-Dame en ville basse.

Très endommagée sous les guerres de Religion et lors de la Fronde, privée d'entretien sous la Révolution, elle a fait l'objet de plusieurs campagnes de restauration au XIXe siècle. Les crépis et peintures intérieurs datent de 1856. Si la façade est peu ornée, le chevet (visible rue Saint-Pierre) frappe par l'harmonieux étagement des volumes et par la richesse de la décoration sculptée. Noter que les murs au sommet recourbé qui couronnent l'abside et les chapelles rayonnantes ne sont pas des coupoles mais de simples murs-bahuts qui dissimulent la toiture en tuiles.

ext. collégiale

L'intérieur frappe par l'élévation des voûtes qui donne au monument légèreté et lumière. La nef à cinq travées n'a pour tout décor que celui des chapiteaux, dont le style évolue d'est en ouest vers des formes de plus en plus gothiques.

Toute la richesse est réunie dans le choeur. Les chapiteaux des colonnes sont mondialement connus: on y voit divers épisodes de la vie de la Vierge (Annonciation) et de Jésus (Annonce aux bergers, Adoration des Mages, Présentation au Temple, Tentation au désert), le Triomphe et la ruine de Babylone, le Pèsement des âmes, ainsi qu'une profusion d'animaux et de monstres.

L'auteur de ces scènes, un certain Geoffroy, dont la signature figure sous le chapiteau de l'adoration des Mages (GOFRIDUS ME FECIT), fait içi preuve d'une verve puissante et d'une naïve expressivité, dont on ne retrouve qu'un écho bien affaibli à Civaux ou à Oyré (86).

CHAPITEAUX COLLEGIALE

On n'oubliera pas d'observer attentivement les chapiteaux de l'arcature qui, toujours dans le chœur, s'intercale entre les arcades du rond-point et l'étage de fenêtres, disposition assez rare en Poitou.

> Abside: espace intérieur de plan semi-circulaire ou polygonal s'ouvrant sur une pièce ou sur un vaisseau

Arcature: suite de petites baies libres couvertes d'un arc

Chapelles rayonnantes : chapelles rayonnant autour de l'abside ou du déambulatoire

murs-bahuts : mur bas portant une arcature, une grille, un pan de bois, ou surélevant un toit au dessus d'une gouttière