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LA PIERRE DE CHAUVIGNY

 

chevaux 1922

Un attelage dans la carrière du Peuron à Chauvigny en 1922 s'apprêtant à tirer un bloc de pierre destiné au monument érigé dans la ferme de Navarin en Champagne ( Monument aux morts des armées de Champagne - 1914/1918).

 

 

 

 

trocadero

 

 

En 1936, les éléments des colonnes du Trocadéro, étaient prêts à partir de Chauvigny.

 

 

 

 

carriere rocamat

 

 

La pierre de Chauvigny vit toujours, et aujourd'hui, elle est toujours présente dans la fabrication des plus beaux bâtiments édifiés dans le monde.

 

 

 

 

 

 

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CHAUVIGNY BERCEAU DE LA PORCELAINE EN POITOU

 

porcelaine boutique

 

Comment aurait-on pu croire qu'une petite poterie créée en 1826 serait le départ de la grande aventure de la porcelaine dans la Vienne ?

Pendant plus de 170 ans la famille DESHOULIERES s'est transmis l'entreprise , de père en fils, ce qui en a fait la plus vieille porcelainerie familiale de France, dont le savoir-faire en fait le fournisseur des plus grands hôtels et restaurants français et étrangers. De même des signatures illustres comme Inès de la Fressange, Kenzo, Nobilis... ont confié en exclusivité la réalisation complète de plusieurs collections de vaisselle de table.

Mais la porcelaine, au juste, c'est quoi ?

La porcelaine est un mélange d'argile et de roche. Pour mériter l'appellation "Porcelaine de Limoges" elle doit obligatoirement faire entrer l'argile, le kaolin, le feldspath et la silice dans sa composition.

stock porcelaine

Le mélange de tous ces composants à l'eau donne une pâte. La première étape va consister à lui donner une forme à partir d'un moule le plus souvent en plâtre. L'objet réalisé fait alors l'objet d'une première cuisson à 950°C pendant six heures. Cela devient un "dégourdi" de couleur mate qui s'achemine vers l'émaillage.

L'émail (mélange de feldspath, craie, silice, dolomie et kaolin) est déposé uniformément sur la pièce avant la seconde cuisson dans un four, dont la température est portée à 1380°C pour une durée de seize à trente-trois heures selon les fours.

Apparaît alors la porcelaine, blanche, translucide. Elle est ensuite triée, polie puis décorée.

four porcelaine

Il existe plusieurs procédés de décoration sur émail:

> Chromolithographie: ce sont des motifs préfabriqués et posés à la main

> Pinceau: les motifs sont peints à la main. Les filets en bordure des objets sont souvent peints au pinceau.

> Tampon: caoutchouc imprégné d'or liquide que l'on appose à l'emplacement du motif.

La décoration s'achève toujours par un troisième passage à four rapide destiné à fixer le décor à l'émail. Les pièces cuisent de soixante à quatre-vingt dix minutes à une température de 800°C à 1250°C.

porcelaine boutique-2

 

PORCELAINE APILCO DESHOULIERES

MAGASIN DE CHAUVIGNY

14 - 16 rue du Planty

86300 CHAUVIGNY

Tél. : 05 49 47 18 93

 

Ouvert du lundi au samedi 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 00 à 18 h 00.

Contact

 

 

St Pierre les EglisesSituée à deux km au sud de la ville, tout près de la Vienne, l'église de Saint-Pierre-les-Églises se trouve au coeur d'un cimetière d'origine mérovingienne dont il subsiste quelques sarcophages. L'église elle-même est très ancienne comme en témoigne le petit appareil de tradition antique réemployé pour sa construction. La voie romaine qui reliait Lemonum (Poitiers) à Avaricum (Bourges) et franchissait ici la Vienne à gué avait favorisé le développement d'une petite agglomération abandonnée au cours du haut Moyen Âge.

L'église érigée dès l'époque carolingienne présente un plan simple avec une large nef charpentée sans division interne ouvrant à l'Est vers l'abside semi-circulaire qui abrite le sanctuaire. L'abside, voûtée au XIe siècle, possède un cycle de fresques évoquant des épisodes du Nouveau Testament : la Visitation, le Bain de l'enfant Jésus, la Chevauchée et l'Adoration des mages, la Crucifixion et le Combat entre l'archange Saint-Michel et la bête de l'Apocalypse.

 

intérieur st pierre les églises

 

Une étude a montré que la réalisation de l'œuvre avait eu lieu entre 780 et 980 (datation C14). Elle atteste, comme le suggéraient déjà le choix et le traitement des scènes ou la forme archaïque de quelques lettres, que cette fresque est l'une des plus anciennes conservées en Europe occidentale pour l'époque médiévale. La nef et la voûte de l'abside ont été repeinte en 1628, date mentionnée à deux endroits dans l'église.

 

donjon

 

 

Le château de Gouzon, situé au nord de la collégiale St-Pierre, doit son nom au mariage, à la fin du XIIIe s., de Blanche de Beaumont qui tenait le fief, avec Guy de Gouzon, originaire du Bourbonnais.

 

L'élévation du donjon, seul élément subsistant du château, témoigne de deux périodes de construction. Un premier état au XIIe s. révèle un édifice aux dimensions modestes, élargi et surhaussé au XIIIe siècle. Il est acquis par les évêques de Poitiers, seigneurs de Chauvigny, vers 1350. En 1687, un procès-verbal des visites du domaine de l'évêché le déclare entièrement ruiné.

 

donjon-vue-montante-BIS

 

 

 

Classé monument historique en 1889, il a été acquis de l'Etat par la ville de Chauvigny en 1992 après avoir été soumis à un important programme de consolidation et de restauration.

 

Prenant appui sur l'étude archéologique du site, le monument a reçu un aménagement intérieur qui permit en 1993 l'ouverture de l'Espace d'archéologie industrielle..

 

exterieur-collegiale-toitureCette église fait l'objet d'une notice détaillée et abondamment illustrée dans les cahiers du Pays Chauvinois n°5.

Son origine est mal connue. L'existence d'un chapitre de dix chanoines y est attestée dans le premier quart du XIe siècle. Il existait donc, à cette époque, un premier édifice, dont quelques pierres sculptées sont réemployées dans le chevet de l'église qui nous est parvenue. Celle-ci a été construite au XIIe siècle, en commençant par le choeur. Le clocher a été achevé au début du XIIIe siècle. Siège d'un archiprêtré sous l'Ancien Régime, Saint-Pierre reste celui du doyenné jusqu'au début de notre siècle; il est alors transféré à Notre-Dame en ville basse.

Très endommagée sous les guerres de Religion et lors de la Fronde, privée d'entretien sous la Révolution, elle a fait l'objet de plusieurs campagnes de restauration au XIXe siècle. Les crépis et peintures intérieurs datent de 1856. Si la façade est peu ornée, le chevet (visible rue Saint-Pierre) frappe par l'harmonieux étagement des volumes et par la richesse de la décoration sculptée. Noter que les murs au sommet recourbé qui couronnent l'abside et les chapelles rayonnantes ne sont pas des coupoles mais de simples murs-bahuts qui dissimulent la toiture en tuiles.

ext. collégiale

 

L'intérieur frappe par l'élévation des voûtes qui donne au monument légèreté et lumière. La nef à cinq travées n'a pour tout décor que celui des chapiteaux, dont le style évolue d'est en ouest vers des formes de plus en plus gothiques.

Toute la richesse est réunie dans le choeur. Les chapiteaux des colonnes sont mondialement connus: on y voit divers épisodes de la vie de la Vierge (Annonciation) et de Jésus (Annonce aux bergers, Adoration des Mages, Présentation au Temple, Tentation au désert), le Triomphe et la ruine de Babylone, le Pèsement des âmes, ainsi qu'une profusion d'animaux et de monstres.

 

 

L'auteur de ces scènes, un certain Geoffroy, dont la signature figure sous le chapiteau de l'adoration des Mages (GOFRIDUS ME FECIT), fait içi preuve d'une verve puissante et d'une naïve expressivité, dont on ne retrouve qu'un écho bien affaibli à Civaux ou à Oyré (86).

 

CHAPITEAUX COLLEGIALE

 

On n'oubliera pas d'observer attentivement les chapiteaux de l'arcature qui, toujours dans le chœur, s'intercale entre les arcades du rond-point et l'étage de fenêtres, disposition assez rare en Poitou.

> Abside: espace intérieur de plan semi-circulaire ou polygonal s'ouvrant sur une pièce ou sur un vaisseau

> Arcature: suite de petites baies libres couvertes d'un arc

> Chapelles rayonnantes : chapelles rayonnant autour de l'abside ou du déambulatoire

> murs-bahuts : mur bas portant une arcature, une grille, un pan de bois, ou surélevant un toit au dessus d'une gouttière

 

harcourt-cliché muséesCe château tire son nom d'une illustre famille normande, dont un de ses membres épousa, vers 1280, la vicomtesse de Châtellerault qui possédait initialement le fief. Après être resté près de deux siècles en possession de la famille d'Harcourt, il a été cédé en 1447 aux évêques de POITIERS, barons de Chauvigny.

Reconstruit au XIIIe siècle, par Jean II d'Harcourt, c'est le mieux conservé des châteaux chauvinois.

 

château harcourt

 

L'enceinte, à peu près rectangulaire, de 39 mètres sur 29, se compose de hautes courtines avec base en talus, autrefois crénelées, et flanquées de tourelles cylindriques pleines.

L'entrée, défendue par un assommoir et une herse, est dépourvue de pont-levis. Les meurtrières, à niche de tir, possèdent de trois à six traverses, ce qui est exceptionnel.