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Les rares vestiges du château de Montléon sont noyés dans des constructions plus récentes. Érigé au XIIIe siècle, il devait posséder un donjon rectangulaire à contreforts semi-circulaires du même type que ceux du Donjon de Gouzon. Au nord de ce donjon, se trouvait une tour trapézoïdale plus récente, la Tour Oger. Sur le flanc ouest du château, le long de la rue des Rampes, il subsiste une partie de l'enceinte extérieure. Cette muraille, malgré le percement de fenêtres à l'époque moderne, constitue l'ensemble le mieux conservé du château.

Vers 1295, Guy II de Montléon cède son château à Gauthier de Bruges, évêque de Poitiers et seigneur de Chauvigny. Conservé en état par ses nouveaux propriétaires jusqu'à la fin du Moyen Âge, le château de Montléon commence à être démantelé sans doute dès le début du XVIe siècle.

La famille de Montléon qui avait été pendant quelque temps titulaire de la baronnie de Montmorillon était aussi propriétaire du château de Touffou à Bonnes.

LE CHATEAU DE FLINS dit « la Tour de Flins »

 

tour de Flins

Flins est constitué d'un petit donjon du XIIe siècle. De plan rectangulaire (8,5 m sur 7,25 m), la tour de Flins s'élève sur quatre niveaux avec sous-sol, rez-de-chaussée, premier étage et un niveau sous comble qui peut être daté du XVIe siècle lorsque que les créneaux du donjon ont été murés pour relever la toiture.

Les murs en moyen appareil sont flanqués de contreforts plats. Au XVe siècle, le percement de nouvelles fenêtres et l'ajout d'une belle cheminée rendent l'édifice habitable.

Le corps de logis ajouté ultérieurement donne à l'ensemble un plan en L. Flins, privé, a toujours une fonction résidentielle.

chateau Baronnial

Occupant l'extrémité du promontoire de la ville haute, le château baronnial est un ouvrage important. Son périmètre atteint 230 mètres. Sa ruine actuelle résulte de sa vente comme bien national pendant la Révolution, l'acquéreur en ayant fait une carrière de pierres. Les fouilles conduites à partir de 1957 par la Société de Recherches Archéologiques de Chauvigny permettent d'en dresser le plan et de se faire une idée des étapes de sa construction.

A son apogée, au XVe siècle, il comprend :

> un donjon quadrangulaire du XIIe siècle, mesurant 22 mètres sur 17, dont les murs, épais de 1,80 à 2,30 mètres, sont renforcés par des contreforts rectangulaires. Les fouilles ont révélé l'existence d'un donjon antérieur plus petit, dont les restes sont ensevelis dans le remblai intérieur de celui du XIIe siècle.

> une petite enceinte protège le donjon au nord, percée d'une porte surélevée correspondant à l'entrée primitive du château.

baronnial-2013

harcourt-cliché muséesCe château tire son nom d'une illustre famille normande, dont un de ses membres épousa, vers 1280, la vicomtesse de Châtellerault qui possédait initialement le fief. Après être resté près de deux siècles en possession de la famille d'Harcourt, il a été cédé en 1447 aux évêques de POITIERS, barons de Chauvigny.

Reconstruit au XIIIe siècle, par Jean II d'Harcourt, c'est le mieux conservé des châteaux chauvinois.

château harcourt

L'enceinte, à peu près rectangulaire, de 39 mètres sur 29, se compose de hautes courtines avec base en talus, autrefois crénelées, et flanquées de tourelles cylindriques pleines.

L'entrée, défendue par un assommoir et une herse, est dépourvue de pont-levis. Les meurtrières, à niche de tir, possèdent de trois à six traverses, ce qui est exceptionnel.

exterieur-collegiale-toitureCette église fait l'objet d'une notice détaillée et abondamment illustrée dans les cahiers du Pays Chauvinois n°5.

Son origine est mal connue. L'existence d'un chapitre de dix chanoines y est attestée dans le premier quart du XIe siècle. Il existait donc, à cette époque, un premier édifice, dont quelques pierres sculptées sont réemployées dans le chevet de l'église qui nous est parvenue. Celle-ci a été construite au XIIe siècle, en commençant par le choeur. Le clocher a été achevé au début du XIIIe siècle. Siège d'un archiprêtré sous l'Ancien Régime, Saint-Pierre reste celui du doyenné jusqu'au début de notre siècle; il est alors transféré à Notre-Dame en ville basse.

Très endommagée sous les guerres de Religion et lors de la Fronde, privée d'entretien sous la Révolution, elle a fait l'objet de plusieurs campagnes de restauration au XIXe siècle. Les crépis et peintures intérieurs datent de 1856. Si la façade est peu ornée, le chevet (visible rue Saint-Pierre) frappe par l'harmonieux étagement des volumes et par la richesse de la décoration sculptée. Noter que les murs au sommet recourbé qui couronnent l'abside et les chapelles rayonnantes ne sont pas des coupoles mais de simples murs-bahuts qui dissimulent la toiture en tuiles.

ext. collégiale

L'intérieur frappe par l'élévation des voûtes qui donne au monument légèreté et lumière. La nef à cinq travées n'a pour tout décor que celui des chapiteaux, dont le style évolue d'est en ouest vers des formes de plus en plus gothiques.

Toute la richesse est réunie dans le choeur. Les chapiteaux des colonnes sont mondialement connus: on y voit divers épisodes de la vie de la Vierge (Annonciation) et de Jésus (Annonce aux bergers, Adoration des Mages, Présentation au Temple, Tentation au désert), le Triomphe et la ruine de Babylone, le Pèsement des âmes, ainsi qu'une profusion d'animaux et de monstres.

L'auteur de ces scènes, un certain Geoffroy, dont la signature figure sous le chapiteau de l'adoration des Mages (GOFRIDUS ME FECIT), fait içi preuve d'une verve puissante et d'une naïve expressivité, dont on ne retrouve qu'un écho bien affaibli à Civaux ou à Oyré (86).

CHAPITEAUX COLLEGIALE

On n'oubliera pas d'observer attentivement les chapiteaux de l'arcature qui, toujours dans le chœur, s'intercale entre les arcades du rond-point et l'étage de fenêtres, disposition assez rare en Poitou.

> Abside: espace intérieur de plan semi-circulaire ou polygonal s'ouvrant sur une pièce ou sur un vaisseau

Arcature: suite de petites baies libres couvertes d'un arc

Chapelles rayonnantes : chapelles rayonnant autour de l'abside ou du déambulatoire

murs-bahuts : mur bas portant une arcature, une grille, un pan de bois, ou surélevant un toit au dessus d'une gouttière